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  • Ariane Bussière-Fournel

Chronique environnementale

Par Élisabeth Bisaillon


L'environnement est un sujet qui nous touche tous. En fait, l'environnement est probablement le seul lien qui unit toutes les nations, après le fait que nous soyons humains. À part quelques chanceux qui sont présentement dans l'espace, nous partageons tous la même planète. Planète qui, au fil des années, s'est divisée, autant sur le plan continental qu'au niveau de la population humaine qui y habite. Planète qui, aujourd'hui, n'arrive plus à fournir pour tout ce dont ses presque 8 milliards d'humains ont besoin pour vivre. Et je ne parle pas ici de la faune et de la flore, autant terrestre qu'aquatique, qui doit, elle aussi, pouvoir exister.


Ces derniers temps, il y a une sorte d'éveil mondial. Les scientifiques parlent de plus en plus de l'environnement, des changements qu'il faudrait faire dans nos vies sans quoi, nous perdrions notre planète.

Une jeune femme suédoise de 15 ans a parlé devant le monde entier lors de la COP24 pour demander à tous les élèves de cette planète de ne plus aller à l'école tant que des actions ne seraient pas posées. Des poursuites ont été engagées envers le gouvernement français (entre autres) pour son manque d'action envers les changements climatiques.

Les voitures électriques ont connu une forte croissance au niveau des ventes partout dans le monde (60% en 2017 par rapport à 2016).


Une demande d'action collective contre Ottawa a aussi été déposée par ENvironnement JEUnesse en Cour supérieure du Québec pour son inaction face aux changements climatiques.


Des actions ont été posées au niveau local, comme par exemple le Pacte au Québec. Le premier ministre québécois a changé de ministre de l'environnement, car il sentait quelque peu la soupe chaude.


De plus en plus, on a vu ces dernières années notre génération se lever debout. Génération dont la voix se fait entendre plus fortement qu’avant. Génération qui a peur de ce qui s'en vient. Génération qui se lève et se démène afin de faire changer les choses, les mentalités et les habitudes en nous parlant sincèrement dans le blanc des yeux.


Malheureusement, cette brave génération qu'est la nôtre ne semble pas être prise au sérieux. « Vous êtres trop jeunes », disent les uns. « Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Occupez-vous de ce qui vous regarde ! », disent les autres. Il est vrai que nous sommes jeunes, mais ce n'est pas notre jeunesse qui nous empêche de demander des changements et ce n'est sûrement pas elle qui va nous empêcher d'avancer.

Quand je me compare, quand je NOUS compare à des Ministres de l'environnement, à un président qui semble ignorer les changements climatiques ainsi qu'à une bonne partie de la population en général qui semble avoir jeté l'éponge avant même d'avoir essayé, je trouve que nous tenons ça plus à cœur. Il en va sans dire que nous aurons à vivre plus longtemps avec les problèmes climatiques qui sont en train de se créer qu'une bonne majorité de la population mondiale. Il en va sans dire aussi que le plus beau des cadeaux que nous pourrions laisser à nos enfants n'est nul autre qu'une planète complètement en santé et sur laquelle les quelques 10 milliards d'humains que nous serons dans vingt ans seront capables de vivre aisément et sans problèmes et ce, sans épuiser la Terre.


Dans un monde idéal, il est clair que les gouvernements de cette planète feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour tenter de renverser la tendance. Après tout, n'est-ce pas leur rôle que de représenter la population ? Dans un monde idéal, il est clair que les entreprises cesseraient de polluer (ou du moins de réduire leur émission de CO2).


Je ne comprends pas qu'en ‎2019, nous ne soyons toujours pas capables d'appliquer des mesures pour sauver notre planète et par le fait même, nous sauver. Je ne comprends pas que nous n'ayons toujours point compris que plus le temps passe, plus nos actions devront être radicales (donc difficiles à appliquer) pour pouvoir sauver notre sublime planète bleue.

J'ai souvent entendu quelques-uns de mes proches déclamer : « je suis trop vieux pour me mettre à faire du compost, à trier mes déchets ». Déjà en partant, si nous produisions moins de déchets, la gestion de ceux-ci serait moins problématique pour tout le monde. De plus, le tri de nos déchets (recyclage, poubelle, compostage) est la chose la plus facile et la moins longue à faire. Il est évident qu'au début, ça sera un peu plus difficile, avec raison ; on ne change pas 45 ans d'habitudes en l'espace d'une journée ! Mais, petit à petit, ça va devenir aussi facile que de conduire.


Lorsque j'entends les astronautes qui observent notre monde dire qu'ils voient davantage la pollution dans notre atmosphère que la belle couleur bleue des océans et la couleur verte des continents, le cœur me fend en deux. C'est LE signe flagrant que nous n'arrivons même pas à entretenir un bien commun à l'ensemble de l'humanité et qui nous est «passé» de génération en génération.


Saint-Exupéry a dit : « Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants ». C'est cette phrase que nous devrions retenir dans nos esprits. C'est cette phrase qui devrait nous pousser, un geste à la fois, à changer le monde. C'est cette citation que nous devrions déclamer lorsque nous entendons quelqu'un dire « un petit geste ne changera rien » et que nous devrions accompagner d'un bien senti « si tout le monde faisait ce petit geste, nous n'aurions pas autant de problèmes » !

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